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LAB-1  PHOTO pour carton invitation et affiche.jpg

 Avec l'artiste Céline J. Dallaire

Du 6 Mars au 24 AVRIL 2025 

FINISSAGE, JEUDI 24 AVRIL, 5 à 7

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Réalisée en 2025, LAB – 1 est une série achevée de peintures abstraites, née à la croisée de l'intuition et de l'expérimentation rigoureuse. Conçue comme une œuvre évolutive, en perpétuelle construction, elle a pris forme sous le regard avant sa finalisation : chaque toile n'illustrait pas un projet déjà arrêté, elle cartographiait un territoire encore inconnu, où le geste précédait l'intention plutôt que de la servir.

Célébrée sous la forme d'un Finissage qui laissait place à la progression hebdomadaire, chaque ajout a marqué une étape dans l'exploration d'une esthétique dialectique. Les éléments qui la composent n'appartenaient pas à une même famille formelle : ils se rencontraient, se contredisaient parfois, et c'est précisément de cette hétérogénéité qu'est née la connexion. La tension entre pluralité et cohésion s'y est déployée sans jamais se résoudre, ancrée dans un équilibre colorimétrique sans cesse remis en question.

Cette dynamique n'obéissait à aucun centre : aucune pièce ne gouvernait l'ensemble, aucune ligne directrice n'avait été fixée d'avance. L'ensemble se définissait plutôt par ce qu'il touchait et ce qui le traversait à mesure qu'il grandissait — une multiplicité véritable, non une somme d'unités semblables. Les frontières entre les pièces, comme celles de la collectivité qu'elles évoquaient, se réinventaient à chaque semaine ajoutée, chaque expérimentation semant les germes d'une cohérence désormais accomplie.

Loin d'être idéalisée, cette tension reflétait la complexité des expériences humaines et sociales : elle déconstruisait les codes iconographiques et symboliques de notre imaginaire collectif pour laisser advenir ce que la série est devenue.

Dans LAB – 1, le passage des impulsions colorées vers un équilibre devenait une métaphore de la relation entre l'individu et le collectif. Cet équilibre, souvent inatteignable et jamais recherché comme une fin en soi, a incarné l'évolution de processus dynamiques dans un état d'interaction perpétuelle.

Au cœur de cette expérimentation résidait une analyse minutieuse de la couleur — sa texture, son message, son impact émotionnel. Cette quête n'illustrait pas une compréhension déjà acquise du rôle de la couleur dans l'expérience humaine : elle l'a construite, un ajout à la fois, plaçant LAB – 1 non pas comme un miroir, mais comme un espace de recherche à ciel ouvert sur notre réalité collective.

 

Céline J. Dallaire

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